Une tension palpable règne au Stade des Martyrs, où les agents ont décidé de passer à l’action ce lundi 28 juillet pour réclamer dix mois d’arriérés de primes de prestation mensuelle. Ces revendications trouvent leur origine dans l’insolvabilité persistante de l’ASBL Bilenge, gestionnaire du contrat d’affichage publicitaire en partenariat avec Vodacom.
Selon des sources internes, le contrat d’affichage sur la coupole du stade, signé entre le Stade des Martyrs et l’ASBL Bilenge, a expiré depuis le 28 juin 2025, sans qu’aucun renouvellement formel n’ait été acté.
Entretemps, plusieurs mois de redevances n’ont jamais été versés par Bilenge, ce qui a mis en péril l’autofinancement du stade, notamment pour assurer ses charges fixes telles que la maintenance, l’entretien des infrastructures et le paiement du personnel.
En réponse à cette situation critique, les agents du stade ont entamé le désaffichage des supports publicitaires installés sur les structures du complexe, marquant ainsi leur désaccord et leur ras-le-bol face à l’indifférence apparente du partenaire défaillant.
Des voix appellent à éviter toute instrumentalisation politique de la situation, qui pourrait fausser l’évaluation du travail du ministre des Sports Didier Budimbu, qui n’est nullement mêlé à cette affaire. Reconnu pour un bilan salué dans plusieurs volets de sa gestion notamment en matière de modernisation des infrastructures sportives, le ministre ne saurait être tenu pour responsable des engagements non respectés par des partenaires privés, soulignent certains observateurs.
Les agents du Stade des Martyrs, tout en exprimant leur frustration, appellent à une médiation rapide entre les parties impliquées afin de régulariser la situation.
Plusieurs acteurs de la société civile demandent également à l’État de revoir les mécanismes de contractualisation avec les partenaires privés, notamment en instaurant des garanties de paiement au profit des infrastructures publiques.
En attendant, l’image du plus grand stade de la République est ternie par ce bras de fer, qui révèle une fragilité structurelle dans le financement autonome des grandes infrastructures sportives.
La rédaction
