Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a annoncé que l’État congolais réalise 180 millions de dollars d’économies par an, grâce à une réduction du train de vie des institutions, pour soutenir les secteurs sociaux tels que l’éducation, la santé, la justice et la défense.
« L’État a épargné 15 millions de dollars par mois, soit 180 millions l’an, notamment grâce à une baisse de 30 % des dépenses de la présidence », a-t-il précisé, soulignant la volonté du gouvernement de privilégier le bien-être des enseignants, médecins, militaires, magistrats et fonctionnaires.
Malgré un déficit budgétaire de 1 000 milliards 600 FC, Fwamba a assuré que le cadre macroéconomique demeure stable.
Il a insisté sur la priorité donnée aux besoins sécuritaires : « S’il y a une urgence dans l’est, je préférerais aider les militaires au front plutôt que de donner plusieurs millions à Milan ».
Le ministre a également mis en avant la robustesse de l’économie congolaise, avec une croissance de 6,5 % en 2024, supérieure aux projections du FMI (6 %) et à la moyenne subsaharienne.
« Le défi reste de transposer cette croissance dans le quotidien des Congolais », a-t-il ajouté.
Critiquant « l’irresponsabilité du régime passé », Fwamba a salué les actions du président Félix Tshisekedi, notamment dans les infrastructures.
Il a cité les routes de contournement construites à Kinshasa, « jamais vues en sept ans depuis 1960 », selon lui.
Enfin, l’argentier national a résumé les priorités de l’exécutif : l’emploi, le pouvoir d’achat et la discipline budgétaire.
« Les finances sont aujourd’hui robustes et résilientes. Ces mesures témoignent de la volonté du président Tshisekedi d’allier rigueur financière et soutien aux secteurs prioritaires », a-t-il conclu.
Franck Mubeneshay
