RDC : rétropédalage à 180°, Moïse Mbiye réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi et aux «Parlementaires debout»

Le pasteur et artiste gospel congolais Moïse Mbiye est sorti de son silence vendredi soir à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, pour réfuter des informations faisant état d’un prétendu blocage à l’aéroport et de la confiscation de son passeport.

Le responsable de l’église Cité Béthel a assuré qu’il se trouvait à Kinshasa « en bonne santé » et qu’aucune restriction ne pesait sur ses déplacements. « Le seul voyage que je prépare, c’est pour Accor Arena », a-t-il affirmé, mettant fin aux spéculations relayées ces derniers jours sur internet.

Profitant de cette prise de parole, Moïse Mbiye a également clarifié sa position politique dans un contexte marqué par des tensions croissantes au sein du paysage religieux congolais. Le chantre a réaffirmé son soutien au président Félix Tshisekedi, à la Première dame ainsi qu’aux « Parlementaires debout », surnom attribué aux militants du parti au pouvoir UDPS.

Dans son message, il a pris ses distances avec les acteurs de l’opposition politique. L’artiste a déclaré ne pas partager les positions de ceux qu’il accuse de « combattre le pays », rappelant avoir déjà produit des chansons en soutien aux initiatives gouvernementales et contre la rébellion armée dans l’est de la RDC.

Le pasteur a aussi tenu à préciser qu’il n’était pas membre de l’Église de Réveil du Congo, alors que son nom circule régulièrement dans les débats qui agitent certaines plateformes religieuses. Il a dénoncé un climat de tensions et d’attaques personnelles entre responsables ecclésiastiques, regrettant la multiplication des accusations et des propos hostiles à son encontre.

Cette sortie médiatique intervient quelques jours après des déclarations controversées faites par Moïse Mbiye lors d’un culte organisé dans son église à Kinshasa. Le 10 mai dernier, il avait vivement critiqué certains regroupements de pasteurs qu’il accusait de délaisser leur mission spirituelle au profit des débats politiques autour d’un éventuel changement de la Constitution.

Sans citer directement de noms, ses propos visaient des figures religieuses proches d’un forum organisé à Kinshasa sous l’initiative de l’évêque Ejiba Yamapia. Au cours de cette rencontre, plusieurs intervenants avaient plaidé pour un changement de la Constitution du 18 février 2006 ainsi que pour un allongement des mandats présidentiels.

Ces prises de position ont accentué les divisions au sein du monde religieux congolais. Certaines personnalités influentes de l’Église de Réveil du Congo, notamment Sony Kafuta, se sont opposées à cette initiative constitutionnelle. De son côté, l’Église catholique maintient également son rejet de toute modification constitutionnelle liée à la durée des mandats, rejoignant ainsi les positions défendues par plusieurs partis de l’opposition.

FM

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