Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a une nouvelle fois défendu le projet de réforme constitutionnelle porté par le parti présidentiel, affirmant qu’aucune pression de l’opposition ne pourra empêcher sa concrétisation.
Il s’est exprimé dimanche soir devant des militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), dans un discours largement centré sur le soutien au président Félix Tshisekedi.
Prenant la parole devant les combattants du parti, Augustin Kabuya a insisté sur la nécessité, selon lui, de doter la République démocratique du Congo d’une Constitution adaptée aux réalités actuelles du pays.
Le dirigeant de l’UDPS a expliqué que cette réforme devrait s’inspirer du texte élaboré en 1992 lors de la Conférence nationale souveraine.
Pour Augustin Kabuya, cette Constitution issue des travaux dirigés à l’époque par le cardinal Laurent Monsengwo avait été conçue dans un esprit de consensus national, sans influences extérieures.
Il estime qu’elle peut servir de base pour repenser l’organisation institutionnelle du pays tout en tenant compte du contexte actuel.
Le secrétaire général de l’UDPS a également tenu à rassurer le chef de l’État sur l’engagement de son parti à soutenir cette initiative.
Devant les militants, il a réaffirmé l’alignement de l’UDPS derrière Félix Tshisekedi dans le débat autour d’un éventuel changement de la loi fondamentale de 2006.
Ces déclarations interviennent alors que l’opposition continue de dénoncer toute tentative de révision constitutionnelle.
Plusieurs forces politiques ont annoncé une conférence de presse prévue mardi 19 mai afin de dévoiler des actions destinées à faire échec au projet défendu par le camp présidentiel.
Le dossier de la réforme constitutionnelle demeure ainsi l’un des principaux sujets de tension sur la scène politique congolaise, opposant majorité et opposition sur l’avenir des institutions du pays.
Franck Mubeneshay
