Le commissaire Mboso Kazadi Junior, fils de Christophe Mboso, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, a annoncé sa démission de la Police nationale congolaise (PNC), dénonçant publiquement l’existence d’une « mafia criminelle » infiltrée au sein de l’institution.
Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, il affirme que certains policiers seraient complices de bandes organisées responsables de meurtres, braquages, viols et vols à main armée à Kinshasa.
Selon ses déclarations, des suspects arrêtés seraient régulièrement remis en liberté grâce à des complicités internes, ce qui contribuerait à l’insécurité grandissante dans la capitale.
Le commissaire démissionnaire parle même d’un « génocide silencieux » qui frapperait la population kinoise, victime d’exactions quotidiennes commises en toute impunité.
Cette prise de position, rare de la part d’un officier en activité, est d’autant plus sensible qu’elle émane d’un proche parent d’une haute personnalité politique.
Elle vient jeter une lumière crue sur les dysfonctionnements de la PNC et sur l’absence de résultats face à la recrudescence des violences urbaines.
Pour l’heure, la hiérarchie policière n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations.
Mais les révélations de Mboso Kazadi Junior devraient relancer le débat sur la réforme de la police et sur la lutte contre l’insécurité dans la capitale congolaise.
Franck Mubeneshay
