Une nouvelle évasion massive a secoué le chef-lieu de la province du Haut-Uélé, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo. Vingt-trois prisonniers se sont volatilisés en plein jour après des coups de feu tirés au sein de l’établissement.
La panique a gagné la ville d’Isiro ce mercredi dans la mâtinée. La prison centrale d’Isiro a été le théâtre d’une évasion qualifiée de « spectaculaire » par les autorités locales. Au total, ce sont 23 détenus qui ont réussi à s’unir pour braver la sécurité du centre pénitencier et se volatiliser dans la nature.
L’alerte a été donnée en fin de matinée lorsque des détonations d’armes à feu ont retenti à l’intérieur même de l’enceinte carcérale, prenant de court le personnel pénitentiaire.
« Les responsables de la prison, notamment le directeur intérimaire et les surveillants, ont été surpris par des coups de balle entendus à l’intérieur de la prison », a expliqué Alexis Ambambela, ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, qui s’est immédiatement rendu sur les lieux du drame.
Une fois le calme précaire rétabli par les forces de l’ordre dépêchées sur place, le constat s’est avéré alarmant. Lors de leur inspection, les autorités ont découvert un détenu grièvement blessé, gisant dans son sang.
C’est à la suite d’un appel général et d’un contrôle rigoureux que l’ampleur de la fuite a pu être déterminée avec exactitude.
« Après vérification et comptage effectués avec les différents services de sécurité et la direction de la prison, nous avons constaté que vingt-trois prisonniers manquaient à l’appel », a déploré le ministre provincial.
Cette évasion repose la question de la sécurité, de la vétusté et du contrôle des infrastructures carcérales en RDC. Une enquête a été ouverte en collaboration avec les services de sécurité pour déterminer les complicités éventuelles qui auraient permis l’introduction d’armes à feu dans la prison, et une traque a été lancée pour retrouver les fugitifs.
La rédaction
