Dans un communiqué publié ce mercredi, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé la coalition formée par l’armée rwandaise et les rebelles du M23-AFC d’avoir mené de nouvelles attaques de drones meurtrières dans les hauts plateaux de Minembwe, situés dans le territoire de Fizi.
Selon les autorités militaires congolaises, les frappes ont débuté tôt dans la matinée et ont visé plusieurs localités de cette région stratégique de l’est du pays, notamment Kalingi et Mikenge. Le bilan humain et matériel est lourd.
« Depuis les premières heures de la matinée de ce mercredi, plusieurs frappes de drones ont ciblé les localités de Kalingi et de Mikenge, où l’Hôpital général a été intentionnellement visé et entièrement détruit », a déclaré le lieutenant-colonel Mak Hazukay, porte-parole intérimaire des FARDC.
L’armée déplore plusieurs victimes civiles, parmi lesquelles figurent des membres du personnel médical. En ciblant ainsi une infrastructure de santé, la coalition M23-Rwanda commet une « violation flagrante du droit international humanitaire », fustige le commandement militaire.
Face à ce qu’elles qualifient de provocation et d’agression caractérisée, les FARDC affichent une posture de retenue tout en brandissant une mise en garde sévère. Le communiqué rappelle l’attachement de Kinshasa aux engagements internationaux récents, faisant explicitement référence aux accords de Washington ainsi qu’au processus de paix de Doha. Toutefois, l’armée congolaise prévient qu’elle ne restera pas les bras croisés si la situation l’exige.
L’état-major a ainsi précisé qu’il se réservait le droit de réagir de manière appropriée afin d’assurer la défense de l’intégrité territoriale de la RDC et de garantir la protection des populations civiles, de plus en plus exposées à l’escalade technologique de ce conflit.
L’évolution de la situation sur le terrain reste suivie de près par les observateurs internationaux, alors que la situation humanitaire dans le Sud-Kivu continue de se détériorer.
La rédaction
