La République démocratique du Congo a célèbre ce mercredi 24 juin la 59e édition de la Journée nationale du poisson sous le thème : « La pêche et l’aquaculture, sources insoupçonnées d’emplois et de richesses ». À cette occasion, le ministre de la Pêche et de l’Élevage Jean-Pierre Tshimanga Buana a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de ces deux secteurs des piliers de la sécurité alimentaire et du développement économique du pays.
« Le poisson demeure une denrée stratégique en raison de son accessibilité pour tous et en tant que source de revenus », a déclaré le ministre dans son message à la Nation. Il a souligné que la pêche et l’aquaculture ne doivent plus être considérées comme de simples activités de subsistance, mais comme des secteurs capables de générer des emplois et de la richesse.
Ce membre du gouvernement a attribué cette nouvelle orientation à la vision de « la revanche du sol sur le sous-sol » portée par le président de la République, Félix Tshisekedi. Selon lui, cette politique donne une place plus importante aux secteurs productifs longtemps restés en marge des priorités publiques.
Le ministre a également rappelé que la Journée nationale du poisson est désormais organisée à tour de rôle dans les provinces afin de permettre aux autorités de rencontrer directement les producteurs et d’évaluer les défis auxquels ils font face. Cette année, les activités commémoratives ont été organisées dans la province de l’Équateur.
Parmi les annonces faites lors de cette célébration figure le lancement prochain du Festival Langwa Fish. « Cet événement est une opportunité pour la promotion des chaînes de valeurs halieutiques », a-t-il indiqué, précisant que l’initiative vise notamment à contribuer à la lutte contre la pauvreté et à favoriser l’inclusion économique.
Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer les systèmes de collecte et de traitement des données du secteur. « Ces services doivent passer pour un Observatoire national », a-t-il affirmé, estimant qu’une meilleure connaissance des réalités du terrain est indispensable pour orienter les politiques publiques.
Abordant le volet législatif, il s’est félicité de l’actualisation du cadre juridique régissant la pêche et l’aquaculture en RDC. Selon lui, cette réforme permet au pays de disposer d’outils adaptés aux réalités économiques, sociales et environnementales actuelles.
Dans son allocution, le ministre Tshimanga Buana a rendu hommage au président Félix Tshisekedi pour son implication dans l’adoption de la loi portant principes fondamentaux sur la pêche et l’aquaculture, tout en remerciant le Parlement ainsi que les partenaires techniques et financiers qui accompagnent le développement du secteur.
Franck Mubeneshay
