Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, Guillaume Ngefa, a annoncé jeudi 08 janvier à Kinshasa que 270 détenus ont bénéficié de libérations conditionnelles, à l’issue d’un examen rigoureux et strictement encadré par la loi, dans le cadre des réformes en cours du secteur de la justice.
S’exprimant lors du « Briefing » du Ministère de la Communication consacré aux avancées enregistrées dans ce secteur, le ministre a précisé que ces décisions font suite à l’analyse de 800 dossiers de demandes de libération conditionnelle transmis à son ministère.
« Après examen, il y a eu 270 détenus qui ont bénéficié des libérations conditionnelles rigoureuses, strictement encadrées par la loi », a-t-il déclaré.
Guillaume Ngefa a souligné que cette opération visait également à rétablir l’ordre et la transparence dans la gestion des procédures pénales, déplorant des pratiques antérieures marquées par des tentatives de manipulation.
« Il était important que nous puissions mettre de l’ordre parce qu’avant cela, il y a eu des gens qui ont commencé à financer ces opérations pour qu’ils puissent libérer des personnes qui n’étaient pas détenues », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le ministre d’État a indiqué que des efforts ont été consentis sur le plan de la chaîne pénale, notamment à travers la formation de 100 officiers de police judiciaire.
Ces derniers ont été nommés et déployés afin de restaurer la crédibilité et la légalité des actes et documents délivrés par le ministère de la Justice.
Selon Guillaume Ngefa, cette démarche est essentielle pour garantir que les documents émanant de la République démocratique du Congo soient revêtus « du sceau de la légalité, de la crédibilité et de la légitimité », tant au niveau national qu’international, dans un contexte de réformes visant à renforcer l’État de droit.
Franck Mubeneshay
