L’Union sacrée de la Nation a vivement réagi, ce mardi 23 juin à Kinshasa, aux prises de position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sur le débat lié au changement de la Constitution. La plateforme politique au pouvoir accuse certains évêques catholiques de tenir des propos susceptibles de favoriser le renversement de l’ordre institutionnel.
Dans une déclaration rendue publique à l’issue d’un rassemblement, la majorité présidentielle estime que certaines interventions des responsables de la CENCO dépassent le cadre de leur mission pastorale. Selon elle, les évêques concernés multiplient des déclarations qui alimentent la contestation des institutions établies.
L’Union sacrée affirme notamment que « ces évêques utilisent plusieurs propos incitant au renversement de l’ordre institutionnel ». Elle considère que les questions liées à l’organisation politique de l’État relèvent exclusivement du peuple congolais et des institutions prévues par la Constitution.
La coalition présidentielle accuse également certains responsables de l’Église catholique d’entretenir des liens avec l’ancien président Joseph Kabila, le président rwandais Paul Kagame ainsi que la rébellion du M23.
Dans sa déclaration, l’Union sacrée rappelle que la République démocratique du Congo est un État laïc et soutient qu’aucune institution religieuse ne peut se substituer à la volonté populaire ou aux organes légalement établis sur les questions politiques.
La majorité au pouvoir appelle par ailleurs les évêques concernés à faire preuve de retenue afin de préserver un climat apaisé et de permettre aux Congolais de se prononcer librement sur leur avenir politique.
L’Union sacrée réaffirme enfin son soutien au projet du changement de la Constitution ainsi que sa loyauté envers le président de la République, Félix Tshisekedi.
La rédaction
