Les activités pourraient être fortement perturbées dans les services de l’administration urbaine de Kinshasa à partir de ce mercredi 24 juin. Réunis au sein de leur Intersyndicale, les agents et cadres de l’administration ont décidé de lancer une grève générale et sèche après avoir constaté l’absence d’avancées dans les discussions engagées avec les autorités provinciales.
Dans une déclaration publiée mardi, les syndicats affirment que le gouvernement provincial n’a pas respecté les engagements pris à l’égard des travailleurs, notamment ceux contenus dans le protocole d’accord signé le 28 avril dernier avec les représentants du personnel.
Au cœur du mécontentement figurent les retards persistants dans le paiement des salaires et des avantages négociés avec l’Exécutif provincial. Les responsables syndicaux évoquent une situation devenue difficile pour de nombreux agents.
Selon eux, le personnel politique urbain totalise douze mois d’arriérés de salaire, tandis que les agents administratifs accusent neuf mois d’impayés. Les travailleurs réclament également le paiement des deuxième et troisième paliers convenus lors des précédentes négociations mais qui, d’après eux, n’ont jamais été exécutés.
Estimant avoir épuisé toutes les voies de dialogue, l’Intersyndicale rappelle avoir adressé un préavis de grève aux autorités le 19 juin dernier. Elle considère que les démarches de conciliation n’ont produit aucun résultat concret, justifiant ainsi le recours à ce mouvement de protestation.
La grève concerne un large éventail de services de la ville-province. Sont notamment visés les agents et cadres des 167 divisions urbaines, les régies provinciales, les services administratifs de la ville ainsi que les cabinets du gouverneur et des ministres provinciaux.
Les syndicats demandent aux travailleurs de cesser toute activité professionnelle et de ne pas se présenter sur leurs lieux de travail jusqu’à nouvel ordre. Ils mettent également en garde contre toute tentative de pression ou d’intimidation à l’encontre des agents qui observeront le mouvement.
Malgré la fermeté de leur position, les représentants syndicaux affirment rester ouverts à des discussions avec les autorités provinciales. Ils conditionnent toutefois toute évolution de leur mouvement à des réponses concrètes concernant le paiement des arriérés de salaires et l’application des engagements déjà pris par le gouvernement provincial.
Cette grève ouvre un nouveau front social pour l’Exécutif provincial de Kinshasa, confronté depuis plusieurs mois à des revendications récurrentes des agents publics sur leurs conditions de travail et de rémunération.
FM
