Le ministère public a requis, jeudi 08 mai, une peine de trois ans de servitude pénale contre Philémon Mambabwa Zebo, administrateur principal et chef du département d’appui de l’Agence nationale des renseignements (ANR), devant la cour militaire de Kinshasa/Gombe. L’affaire concerne des accusations de torture et d’incitation de militaires à poser des actes contraires à la discipline, à la suite des violences infligées aux enfants de Marie-Ange Mushobekwa.
Au cours de cette douzième audience, les magistrats du parquet ont également sollicité des peines de 20 jours de servitude pénale contre les policiers impliqués dans les sévices commis sur les victimes, des faits qualifiés par la juridiction de « délinquance primaire ».
Selon les éléments présentés devant la cour, les enfants de l’ancienne ministre auraient été soumis à des violences physiques au domicile de Philémon Mambabwa. L’un d’eux aurait perdu connaissance après avoir été fouetté et nécessiterait une intervention chirurgicale.
Des sources proches de la procédure estiment toutefois que les réquisitions du parquet restent insuffisantes au regard de la gravité des faits reprochés. Certains rappellent notamment que dans d’autres dossiers militaires liés à l’incitation des hommes en uniforme à violer leurs obligations, des peines plus lourdes ont déjà été envisagées ou prononcées.
Mais les faits restent que les enfants de l’ancienne ministre de la Communication ont été retrouvés dans la nuit chez Monsieur Mambabwa Zebo, en compagnie des filles de ce dernier, circonstances qui ont été mal digérées par Monsieur Mambabwa qui a voulu agir en « père responsable » en infligeant quelques bastonnades aux jeunes gens. C’est la situation à la base du procès.
FM
