En fin d’après-midi de ce mercredi 3 juin, les communiqués de l’opposition se succèdent. Alors que la Coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) salue, dans un premier document, « l’adhésion populaire des citoyens » à l’opération « ville morte », le Cadre de concertation des forces politiques et sociales parle, de son côté, d’un « avertissement clair adressé au pouvoir en place ».
Pour cette plateforme coordonnée par Michel Mwika Banza, cette journée a été un immense succès, « une victoire politique significative et un revers cinglant pour ceux qui soutiennent le projet de changement de la Constitution ».
La coalition C64, auteure de cette initiative, estime pour sa part que cette « adhésion populaire » témoigne de l’attachement des Congolais à la Constitution de 2006, à l’État de droit et à l’alternance démocratique.
Dans les faits, chaque camp revendique la victoire. Dans certains quartiers de la ville acquis à la cause de l’opposition, principalement dans le district de la Tshangu à l’Est, l’activité était effectivement très timide. En revanche, dans d’autres quartiers, l’engouement était au rendez-vous, bien que la ville se soit réveillée dans une timidité inhabituelle.
Des habitants de la ville interrogés, connaissant les violences qui émergent souvent en marge des activités politiques, ont limité leurs déplacements afin d’observer l’évolution de la situation.
Kinshasa, une ville historiquement proche de l’opposition, n’a toutefois pas obéi à 100 % à l’appel de l’opposition politique.
Tony-Antoine Dibendila
