Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a dressé ce mercredi 3 juin un bilan mitigé mais optimiste concernant l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et la mise en œuvre des Accords de Washington.
Auditionné par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, le chef de la diplomatie américaine est largement revenu sur les accords de Washington signés sous l’égide des USA pour mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC.
Devant la commission, le secrétaire d’État a rappelé les difficultés rencontrées tout en justifiant le recours de Washington à des mesures punitives.
« En ce qui concerne la RDC et le Rwanda, ils ont signé un accord de paix. Malheureusement, celui-ci n’est pas bien respecté. Nous avons dû imposer quelques sanctions », a-t-il déclaré.
« Du côté rwandais, nous commençons à observer un certain respect de l’accord. Les choses avancent – pas assez vite, certes – mais nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région sera effectif d’ici le milieu du mois prochain », a estimé le secrétaire d’État devant les élus de la Chambre.
En cas de retrait des troupes rwandaises, il restera la question des groupes armés, au premier rang desquels figure le M23-AFC. « Bien sûr, il reste le problème du M23 à régler », a souligné Marco Rubio.
Des déclarations qui viennent illustrer la détermination du médiateur américain dans la crise en RDC, mais aussi la volonté de sortir de ce conflit vieux de 30 ans au bilan humain catastrophique.
Tony-Antoine Dibendila
