Le Tribunal de grande instance de Kinkole a tenu, le vendredi 27 mars, l’audience inaugurale dans l’affaire du médecin David Balanganayi, poursuivi pour avoir violenté une patiente lors d’un accouchement, dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux.
À la barre, le médecin a expliqué que la patiente présentait, après son accouchement, plusieurs lésions accompagnées d’une hémorragie importante.
Selon lui, la situation nécessitait une intervention immédiate pour suturer les plaies. Il a indiqué que la patiente refusait catégoriquement les soins, malgré le risque vital qu’elle encourait.
D’après son récit, deux autres médecins avaient tenté d’intervenir sans succès. Il affirme être intervenu dans un contexte marqué par plusieurs urgences simultanées au sein de l’hôpital. À son arrivée, la patiente a semblé collaborer avant de rétropédaler et rejeter toute intervention médicale.
Le médecin a déclaré que la décision d’intervenir avait été prise avec l’accord de la famille, en raison de l’urgence.
Il reconnaît avoir demandé que l’acte soit filmé, évoquant un besoin de se prémunir contre d’éventuels contestations et risques, la situation étant délicate. Il soutient avoir assuré le suivi médical de la patiente jusqu’à son rétablissement.
Il a affirmé que l’intervention s’était déroulée correctement et que les relations avec la patiente et ses proches s’étaient apaisées par la suite.
Concernant la diffusion de la vidéo, il nie toute implication. Affirmant ne plus s’en être préoccupé après l’intervention, estimant avoir rempli son devoir en sauvant la vie de la patiente.
Selon ses déclarations, la patiente est aujourd’hui hors de danger. L’audience a été renvoyée au lundi 30 mars.
La rédaction
