L’homme d’affaires Déo Kasongo porte plainte pour «diffamation et imputations dommageables» après la polémique du «documentaire à 1,6 million USD»

Au regard de ce qu’il qualifie de campagne de diabolisation, l’homme d’affaires Déo Kasongo passe à l’offensive. Il a officiellement déposé une plainte au parquet près le Tribunal de grande instance de la Gombe contre les auteurs de rumeurs lui attribuant une surfacturation faramineuse auprès de l’État.

​L’affaire secoue la toile congolaise depuis quelques jours. Une rumeur persistante affirmait que l’entreprise de Deo Kasongo aurait facturé un documentaire de seulement 6 minutes à la somme de 1,6 million de dollars américains. Un montant jugé exorbitant qui a suscité un tollé numérique, avant que le principal concerné ne décide de briser le silence par la voie légale.

​Pour Déo Kasongo, il s’agit d’une manipulation pure et simple de l’opinion. Il souligne notamment un point majeur. Lors de ses récentes interventions sur la gestion des fonds publics, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux n’a, à aucun moment, cité son nom ni celui de sa société dans une quelconque affaire de ce type.

​« C’est un gros mensonge pour salir ma réputation », tranche l’homme d’affaires, qui voit dans ces accusations une volonté manifeste de nuire à son intégrité.

​Excédé par la légèreté avec laquelle les accusations sont portées sur la place publique, Déo Kasongo a affiché sa détermination à obtenir réparation. Il s’appuie désormais sur le nouveau cadre législatif congolais pour mettre fin à l’impunité sur internet.

L’objectif étant d’identifier et de faire condamner les auteurs des « imputations dommageables », à travers l’application stricte du Code du numérique en vigueur en RDC.

Déo Kasongo refuse ainsi que les réseaux sociaux deviennent une zone de non-droit où la calomnie n’a aucune conséquence : ​« Je vais aller jusqu’au bout de cette plainte, parce que ça ne peut plus continuer comme ça. N’importe qui se lève un matin et raconte des carabistouilles sur quelqu’un sans aucune preuve, puis retourne manger son foufou à la maison comme si de rien n’était après avoir gravement entaché la réputation d’une autre personne… La justice doit être rendue. On n’est pas dans la cour du roi Pétaud ! »

​L’affaire est désormais entre les mains de la justice, qui devra faire la lumière sur l’origine de ces publications et déterminer les responsabilités des diffuseurs de cette information controversée.

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