Dossier Frivao : Divo International «hors de cause» à la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe

L’audience de ce vendredi à la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe a apporté un éclairage décisif sur les soupçons de malversations financières entourant le Fonds de répartition des indemnisations aux victimes des activités illicites de l’Ouganda (Frivao). Preuves à l’appui, l’entreprise Divo International a démontré la régularité de sa collaboration, se distanciant des chiffres astronomiques évoqués par la rumeur.

Au cœur des débats, la qualité et la réalité du travail fourni par l’agence de communication de Déo Kasongo. Contrairement aux allégations circulant sur les réseaux sociaux, Divo International n’est nullement concernée par un prétendu documentaire de 6 minutes qui aurait coûté 1,6 million USD.

Devant la Cour, la défense a projeté le fruit du travail réalisé : un film documentaire d’une durée de 1h15′. Ce projet a mobilisé, durant 15 jours à Kisangani, une équipe technique internationale pour aboutir à un résultat qualifié de « haute facture » par le Frivao lui-même.Sur le plan comptable, Divo International a présenté tous les détails. La prestation globale, c’est-à-dire conception, production, post-production, communication, événement de présentation et distribution mondiale, a été facturée à 640 000 USD Hors Taxes.

Preuve de sa bonne foi, l’entreprise a révélé avoir elle-même signalé, par courrier officiel, un trop-perçu de 512 000 USD dû à une erreur administrative de la banque ou du donneur d’ordre. Ce montant a été immédiatement remboursé et compensé avec le solde restant dû.« Divo ne doit pas un seul dollar au Frivao », a martelé la défense, soutenue par les pièces comptables versées. Si le dossier révèle des failles de procédure, elles se situent du côté de l’administration du Fonds. Il est reproché en outre au Frivao d’avoir reçu l’acompte après la signature du contrat, mais avant que l’Avis de Non-Objection (ANO) de la Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics (DGCMP) soit délivré.

Sur ce point, la jurisprudence et la logique contractuelle sont claires : le respect des étapes de validation administrative incombe à l’entité publique et non au prestataire privé. Divo International, ayant rempli ses obligations contractuelles et livré un produit fini conforme aux attentes, ne peut être tenue responsable des manquements procéduraux de son client.

À l’issue de cette audience, la distinction est désormais nette entre les prestations réelles de Divo International et les zones d’ombre de la gestion interne du Frivao. En présentant le film de 75 minutes et les preuves de ses flux bancaires, l’entreprise de Déo Kasongo a dilué les espoirs de ceux qui tentaient de l’amalgamer à un détournement de fonds publics.

La rédaction

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