Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de suspendre toute nouvelle revalorisation des primes accordées aux agents de l’État déjà régulièrement rémunérés, en attendant les conclusions de l’audit sur la paie publique et l’élaboration d’une nouvelle politique salariale.
La décision a été annoncée à l’issue du 90ᵉ Conseil des ministres. Le compte rendu des travaux gouvernementaux a été présenté samedi à la télévision nationale par Augustin Kibassa, chargé de la restitution.
Selon le gouvernement, le Chef de l’État a ordonné plusieurs mesures conservatoires destinées à renforcer le contrôle des dépenses salariales dans l’administration publique.
« Dans l’attente de la finalisation de cet audit et de la mise en œuvre de la nouvelle politique salariale, il a prescrit l’interdiction de toute nouvelle revalorisation des primes au profit des catégories déjà régulièrement rémunérées », a déclaré Augustin Kibassa.
Le gouvernement a toutefois précisé que cette décision ne concerne pas les engagements déjà pris dans le cadre des accords signés avec les partenaires sociaux ni les ajustements barémiques actuellement en cours dans certains secteurs de la fonction publique.
Le Président de la République a également interdit toute nouvelle prise en charge de commissions ou de structures permanentes financées par l’État. Cette mesure fait partie des actions engagées pour réduire les dépenses publiques et renforcer l’assainissement des finances de l’État.
L’exécutif prévoit également d’orienter les économies réalisées grâce à l’assainissement de la paie et à la rationalisation des effectifs vers les agents publics certifiés mais non encore mécanisés.
Selon les orientations présentées au Conseil des ministres, les ressources dégagées devront permettre une prise en charge progressive des agents réguliers encore exclus du fichier de paie de l’État.
FM
