Le neuvième cycle de pourparlers entre le gouvernement congolais et le mouvement armé pro-Rwanda M23-AFC s’est conclu à Montreux, en Suisse, sans aboutir à la signature du troisième protocole de l’accord-cadre négocié en 2025 à Doha. Malgré cette absence de formalisation, les deux délégations affirment avoir réalisé des progrès sur plusieurs points sensibles, notamment la libération de détenus et la consolidation du cessez-le-feu.
Selon les engagements issus de ces discussions, les deux camps se sont accordés sur un échange de détenus à exécuter dans un délai de dix jours. Au total, 311 détenus retenues du côté du M23 et 166 détenues du côté des autorités congolaises devraient être concernées par cette mesure, présentée comme un geste de confiance mutuelle.
Parallèlement, la mise en œuvre du mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+) devrait entrer dans une phase opérationnelle. Ses premières missions sur le terrain sont annoncées dans un délai d’une semaine, avec pour objectif de surveiller le respect du cessez-le-feu et de prévenir d’éventuelles violations.
Cependant, les discussions ont été marquées par des tensions persistantes. Une large partie des échanges a porté sur des engagements antérieurs restés sans application, notamment certaines mesures convenues lors des cycles précédents mais toujours en attente d’exécution.
Le principal point d’achoppement demeure le troisième protocole de l’accord-cadre, dédié à l’accès humanitaire et à la protection judiciaire. Bien que les deux parties évoquent des avancées sur ces questions, aucun texte n’a pu être signé à l’issue de cette session.
Pour rappel, l’accord-cadre conclu à Doha prévoit un total de huit protocoles. À ce jour, seuls deux ont été officiellement adoptés, illustrant la lenteur et la complexité du processus de négociation en cours.
La rédaction
