La Première Dame et présidente de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi a rencontré, ce jeudi 13 octobre, le ministre d’État et ministre de la Justice Guillaume Ngefa, afin d’échanger sur la situation des femmes victimes des viols survenus à la prison centrale de Makala lors des événements de septembre 2024.
Au cours de cet entretien, Denise Nyakeru Tshisekedi a salué l’écoute attentive et l’engagement du ministre en faveur de l’amélioration des conditions de détention, particulièrement celles des femmes et des mineurs.
Elle a également présenté un plaidoyer humanitaire pour que les femmes encore incarcérées puissent bénéficier d’une liberté provisoire, leur permettant d’accéder à une prise en charge médicale, psychologique et sociale adaptée.
La Première Dame a, en outre, proposé le déploiement permanent de cliniques mobiles au pavillon 9 de la prison de Makala, en appui aux partenaires œuvrant pour la promotion des droits humains et la santé en milieu carcéral.
Dans son intervention, Denise Nyakeru Tshisekedi a insisté sur l’urgence de séparer les espaces de détention entre femmes, hommes et mineurs, afin de prévenir la répétition de tels drames dans les établissements pénitentiaires du pays.
Elle a aussi souligné la nécessité de renforcer la protection des enfants nés de femmes incarcérées, souvent exposés à des conditions précaires et à l’absence de suivi social.
Selon la présidente de la Fondation LONA, le ministre de la Justice s’est montré réceptif et ouvert à une réflexion concertée avec les différentes parties prenantes, dans la perspective d’améliorer durablement la situation carcérale en République démocratique du Congo.
« Parce que personne ne mérite d’être oublié », a conclu Denise Nyakeru Tshisekedi, réaffirmant son engagement à œuvrer pour la dignité et les droits fondamentaux des femmes et des enfants en détention.
Liberté Actu
