Le constat est amer : dans nos villes, l’entité censée nous fournir une ressource vitale, la Regideso, est devenue l’acteur majeur de la destruction prématurée de nos infrastructures routières. C’est un paradoxe intolérable et un véritable sabotage économique par négligence.
Des fuites chroniques et des conduites éclatées déversent des flots d’eau potable jour et nuit. Cette eau stagnante, ignorée, mine les fondations de la chaussée et crée des nids-de-poule béants. Le service de réparation de la Regideso arrive trop tard, ou n’arrive pas.
Comment justifier l’investissement de plus de 2 millions de dollars dans la construction d’une route, pour la voir s’effondrer en moins de deux ans, alors qu’une simple réparation de fuite aurait coûté 500 dollars ?
C’est l’équivalent de laisser l’argent du contribuable s’échapper avec l’eau. C’est un manque criant de coordination et un mépris flagrant pour la bonne gestion.
Il est impératif que les autorités exigent immédiatement la maintenance préventive du réseau Regideso, une coordination sans faille entre la Regideso et les services des Travaux Publics, l’imputation du coût des réparations routières à l’entité dont la négligence est avérée.
Nos routes sont le miroir de notre ambition nationale. Cessons de les sacrifier sur l’autel de l’inaction. Il faut colmater les fuites, celles de l’eau, et celles de l’argent public !◾
