La culture congolaise doit s’imposer comme un pilier central de l’émergence de la République démocratique du Congo. C’est la substance du message défendu par la ministre de la Culture Yolande Elebe Ma Ndembo, lors d’une séance académique solennelle organisée récemment à Kinshasa par le Conseil économique et social (CES).
Développé sous le thème « La politique culturelle de la République démocratique du Congo comme contribution au développement national », l’intervention de la ministre marque un tournant dans la perception officielle des industries créatives et du patrimoine national.
Devant les membres du Conseil économique et social, la ministre a battu en brèche l’idée reçue selon laquelle la culture ne serait qu’un secteur de divertissement ou de faire-valoir. « La politique culturelle de la RDC n’est pas une politique d’accompagnement ou de prestige, mais un levier stratégique de développement national à part entière ».
Pour soutenir sa vision, la ministre a posé une thèse claire et ambitieuse, articulée autour de trois axes fondamentaux. Selon elle, la culture congolaise est un instrument de souveraineté et de cohésion sociale, un moteur de croissance économique, et un levier de rayonnement international.
En ouvrant ses portes au ministère de la Culture, le Conseil économique et social a initié un espace de réflexion majeure sur la place réelle que doit occuper la culture dans le projet de société congolais.
Tony-Antoine Dibendila
