«La RDC n’a jamais été un actionnaire effectif de PHC S.A.» – L’entreprise met fin aux rumeurs de «bradage des actions de l’État»

Au regard des récentes déclarations médiatiques évoquant un prétendu « bradage » des parts de l’État congolais dans le capital des Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.), la Direction générale de l’entreprise brise le silence à travers une déclaration à l’intention de la presse en ce début de semaine. Elle apporte des clarifications juridiques et financières majeures qui mettent définitivement fin à la polémique.

​Cette mise au point de PHC S.A. se veut catégorique : « l’État congolais n’a jamais été un actionnaire effectif de l’entreprise ». Si les statuts initiaux lui attribuaient effectivement 23,76 % des parts sociales, cette participation était conditionnée par la libération des actions souscrites.

​Or, selon la Direction générale, la RDC n’a jamais versé les 85 millions de dollars américains correspondant à ses engagements financiers. Malgré de multiples appels de fonds envoyés de manière régulière depuis plus de vingt ans, aucune suite favorable n’a été donnée par les autorités publiques. Faute d’exécution de cet engagement de départ, la participation de l’État est restée purement théorique.

​En 2025, confrontée à l’obsolescence de son outil de production et à la nécessité de moderniser ses usines, PHC S.A. a sollicité l’ensemble de ses actionnaires pour une augmentation de capital. Dans ce plan de financement, l’État congolais devait apporter 23 millions de dollars, tandis que les actionnaires privés majoritaires s’engageaient à hauteur de 70 millions de dollars.

​Face à cette demande, le Gouvernement congolais a réaffirmé son impossibilité de participer à cet effort, évoquant une dépense non budgétisée et l’absence de mécanisme de financement prévu à cet effet. ​Conscient de son incapacité à libérer les fonds et afin d’éviter « une procédure d’exclusion forcée qui aurait découlé du droit OHADA, l’État congolais a officiellement notifié l’entreprise de sa décision de se retirer volontairement. »

​C’est ainsi que l’actionnaire privé majoritaire a, une nouvelle fois, assumé seul l’intégralité de l’apport en capital nécessaire au développement des activités de la société.

​Pour la Direction générale, parler de « bradage » ou de « vente » des actions de l’État relève donc d’une totale « contre-vérité » : on ne peut ni vendre ni brader « des parts qui n’ont jamais été payées ».

L’entreprise dénonce une campagne d’intoxication et demande fermement à être tenue à l’écart des controverses et des règlements de comptes purement politiques.

​PHC S.A. rappelle qu’elle est avant tout une entreprise citoyenne et un poumon économique vital pour la RDC. Elle emploie plus de 11 000 salariés sous contrat direct, dont plus de 90 % vivent en milieu rural dans les provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur.

​Tout en réaffirmant qu’elle s’acquitte régulièrement de ses obligations fiscales et parafiscales envers le Trésor public, la société s’inquiète des conséquences de telles rumeurs. Ces attaques, prévient-elle, sont de nature à « nuire au climat des affaires activement promu par le Président de la République et le Gouvernement », mais menacent aussi de compromettre « la paix sociale qui prévaut depuis plusieurs décennies entre l’entreprise, ses travailleurs et les communautés locales » bénéficiaires de ses investissements.

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