Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont condamné, dans un communiqué publié ce lundi 22 juin à Kinshasa, les déclarations faites le 18 juin à Goma par les dirigeants de la coalition AFC/M23, les qualifiant de « mensongères, provocatrices et dangereuses ».
L’armée congolaise accuse cette coalition de mener une campagne de propagande visant à discréditer les institutions de l’État et à détourner l’attention de ses responsabilités dans la guerre menée dans l’Est du pays.
Les FARDC rejettent notamment les accusations faisant état de prétendus massacres, exterminations ou persécutions dirigés contre certaines communautés congolaises. Selon elles, ces allégations sont sans fondement.
Dans le communiqué signé par le porte-parole ad intérim des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Mongba Hazukay, l’armée rappelle que plusieurs rapports des Nations unies et d’organisations internationales de défense des droits humains ont attribué à l’AFC/M23 diverses violations, notamment des exécutions sommaires, des assassinats de civils, des enlèvements, des recrutements forcés, des violences sexuelles et des déplacements forcés de populations.
Les FARDC estiment que les accusations portées contre elles visent à « travestir la réalité des faits » et à soustraire la coalition à ses responsabilités.
L’armée dénonce également ce qu’elle considère comme une instrumentalisation des identités communautaires et des appartenances linguistiques destinée à créer des divisions entre les Congolais. Elle rappelle être une institution nationale composée de militaires originaires de toutes les provinces du pays.
Les FARDC soulignent que les principales victimes du conflit restent les populations de l’Est de la RDC, confrontées depuis plusieurs années à l’insécurité, aux déplacements forcés et aux violations des droits humains.
Dans le même communiqué, l’armée condamne les appels attribués à l’AFC/M23 invitant les populations à ne pas respecter les mesures sanitaires prises dans le cadre de la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Elle estime que de tels messages compromettent les efforts de protection de la santé publique.
Les FARDC affirment enfin qu’elles poursuivront leur mission de défense de l’intégrité territoriale, de protection des populations et de neutralisation des forces hostiles menaçant la souveraineté nationale.
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