Le parti Alternative 2028 d’Ados Ndombasi s’oppose fermement à l’accueil en RDC de migrants expulsés des USA

Dans un mémorandum adressé aux autorités diplomatiques et rendu public ce samedi, le parti politique Alternative 2028, sous la direction de son président national Ados Ndombasi Banikina, a exprimé sa vive opposition à l’accueil sur le sol congolais de migrants expulsés des États-Unis. Le parti dénonce un accord opaque et met en garde contre les conséquences sécuritaires et humanitaires d’une telle décision.

Pour le parti d’opposition, la mémoire collective congolaise est encore marquée par les conséquences de l’hospitalité de 1994 offerte aux Rwandais. Ados Ndombasi rappelle avec gravité que l’accueil massif de réfugiés lors des crises régionales passées a servi de catalyseur à une instabilité dont le pays ne s’est jamais relevé.

Le mémorandum dresse un bilan imputé à cette hospitalité : plus de 10 millions de morts;8 millions de déplacés internes;600 000 Congolais vivant dans des conditions infrahumaines dans des camps de réfugiés; une tragédie humaine où, selon le document, une femme est violée toutes les quatre minutes.

Alternative 2028 s’interroge sur la pertinence du choix de la RDC pour accueillir ces expulsés, alors que le pays croule déjà sous des défis internes majeurs. Le parti cite notamment la recrudescence de l’insécurité urbaine à l’instar de phénomènes Kuluna, Mobondo, kidnappings et braquages; et la guerre persistante dans l’Est.

« Pourquoi choisir la RDC alors que des États disposant de capacités logistiques et institutionnelles bien plus importantes sont disponibles ? », s’interroge le président du parti.

Le mémorandum souligne également une « asymétrie de solidarité » : alors que la RDC multiplie les efforts humanitaires, les mécanismes internationaux peinent à restaurer la paix durable dans le pays, particulièrement dans les zones minières où les enjeux semblent primer sur les vies humaines.

Face à ce qu’il qualifie d’accord « bilatéral sans transparence », le parti Alternative 2028 exige des mesures immédiates, notamment la clarification officielle des termes de l’accord entre Kinshasa et Washington, la publication intégrale des engagements réciproques, et la suspension de toute mesure d’application en attendant un débat public national inclusif.

Ados Ndombasi réaffirme que la souveraineté de la nation et la protection des intérêts de la population congolaise ne sauraient être sacrifiées sur l’autel de la coopération internationale sans garanties sécuritaires et sociales.

La rédaction

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