Cette question mérite d’être posée après le climat de grève qui a affecté ce lundi matin le secteur des transports en commun dans la capitale congolaise. Les informations en notre possession indiquent qu’il s’agit d’une grève sauvage et instrumentalisée, car elle n’a pas été revendiquée par des associations officielles qui encadrent les chauffeurs.
Un élément préoccupant est la violence qui caractérise cette grève. Plusieurs cas d’attaques contre des véhicules ont été recensés, notamment du côté de Masina, afin de forcer les chauffeurs à adhérer à un mouvement dont les motivations restent floues. Il revient aux forces de l’ordre d’assurer la sécurité dans toute la capitale.
De son côté, le Ministre provincial des Transports et Mobilité Urbaine contacté, a annoncé une réunion de crise cet après-midi avec les différentes associations de chauffeurs pour tenter de comprendre la situation et la désamorcer. Jésus-Noël Sheke a rassuré les Kinois quant à un retour à la normalité dans les prochaines heures.
Pour rappel, le Gouverneur de la ville de Kinshasa Daniel Bumba Lubaki insiste sur le respect des normes en matière de circulation routière, exigeant que tous les usagers de la route disposent des documents légaux de base avant de circuler. Il s’agit de permis de conduire, d’assurance automobile, de vignette, de contrôle technique et d’autorisation de transport pour les professionnels.
Pour certains, l’exigence de ces préalables serait à la base de la grève. Mais les faits semblent contredire cette hypothèse.
La rédaction
