La ville de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a récemment été le théâtre d’une forte présence d’éco-gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Contrairement aux rumeurs qui ont circulé, cette présence massive est directement liée aux travaux de délimitation du Parc national des Virunga, ont renseigné les sources administratives, le lundi.
La population locale a été surprise de voir ces gardes-parcs se déplacer en nombre, alimentant des spéculations, notamment la rumeur de la présence d’éléments du groupe rebelle M23-RDF parmi eux. Cependant, les autorités locales se sont empressées de rassurer les habitants et de clarifier la situation.
« Je voudrais vous dire que la présence de plusieurs gardes-parcs de l’ICCN au village de Ngite, à 9 km d’Oïcha, est justifiée par la délimitation du Parc national des Virunga », a déclaré Manoku, chef du quartier Matembo à Beni, lors de la parade hebdomadaire de la commune de Mulekera.
Il a précisé que les gardes travaillent en collaboration avec des chefs coutumiers, des techniciens et d’autres partenaires pour mener à bien cette mission. Ces équipes se déplacent en masse pour des missions conjointes dans la brousse, puis reviennent une fois leurs tâches accomplies.
Manoku a insisté pour que la population ne se laisse pas influencer par les rumeurs et ne prête pas d’intentions contraires à cette opération légitime.
De son côté, le commissaire supérieur principal Ngongo Mayanga, bourgmestre de la commune de Mulekera, a appelé ses collaborateurs à la plus grande vigilance et à signaler tout cas suspect.
Cette démarche vise à maintenir la sécurité et à prévenir toute infiltration, tout en permettant aux éco-gardes de l’ICCN de poursuivre leur travail essentiel de conservation et de délimitation.
Les travaux de démarcation des limites du parc sont une étape cruciale pour la gestion et la protection de cet écosystème unique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils permettent de prévenir les conflits fonciers et de renforcer la protection de la biodiversité menacée par diverses activités illégales.
La rédaction
