Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 27 avril, le Ministre de la Communication Patrick Muyaya et le Directeur Général de l’ARSP Miguel Kashal Katemb, ont dressé un bilan sans concession de la régulation de la sous-traitance en RDC. Radiations d’entreprises inéligibles, rappel à l’ordre des sociétés principales… L’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise reste ainsi l’objectif poursuivi.
Le message de Miguel Kashal Katemb est sans ambiguïté : la récréation est finie. Le Directeur Général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a profité de cette tribune pour justifier la radiation récente de plusieurs sociétés. Jugées « inéligibles », ces entités opéraient en marge de la législation en vigueur.
Après une tournée nationale de sensibilisation, l’heure est désormais aux sanctions. Pour le DG de l’ARSP, ces mesures de rigueur sont le passage obligé pour garantir que les marchés de sous-traitance reviennent prioritairement aux entrepreneurs locaux, conformément à la vision du Chef de l’État Félix Tshisekedi.
L’un des points majeurs de son intervention a été la clarification pédagogique de la Loi. Miguel Kashal a dénoncé une pratique néfaste, l’accaparement des activités de sous-traitance par les sociétés principales. « Nous avons demandé aux entreprises principales de respecter le rôle des maisons de distribution régulières, qui sont des entreprises de sous-traitance, des intermédiaires reconnus par l’État », a-t-il martelé.
En dissipant les amalgames entretenus dans l’opinion, le patron de l’ARSP entend protéger les structures de distribution et de services contre l’appétit des donneurs d’ordres qui tentent de contourner les intermédiaires locaux.
Au-delà de l’aspect contractuel, l’ARSP pointe du doigt le déficit de transfert de compétences. Miguel Kashal a déploré le non-respect, par de nombreuses entreprises, de leurs engagements en matière de formation de la main-d’œuvre locale. L’expertise ne doit plus seulement être importée, elle doit être infusée dans le tissu économique national pour assurer la pérennité des PME congolaises.
Répondant aux critiques sur sa prétendue inaccessibilité, le DG a rappelé que l’ARSP est une administration structurée et non une affaire de personne. Les directions sectorielles sont les portes d’entrée prioritaires pour toutes préoccupations.
Depuis le lancement des opérations d’assainissement du secteur de la sous-traitance, la contribution de l’ARSP au Trésor public, directe et indirecte, affiche une progression constante et vérifiable, a insisté Miguel Kashal Katemb.
Tony-Antoine Dibendila
