Ce lundi, la circulation des transports en commun a été fortement perturbée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, à la suite d’un mot d’ordre de grève lancé par les transporteurs. Les véhicules de couleur jaune, habituellement nombreux dans la capitale, sont rares sur les principales artères.
Dans plusieurs quartiers de la ville, les arrêts de bus sont bondés de passagers cherchant un moyen de transport pour rejoindre leurs lieux de travail.
Au Quartier 1 de la commune de Ndjili, dans l’est de la mégapole estimée à plus de 12 millions d’habitants, de longues files d’attente ont été observées dès la matinée.
Des habitants ont patienté pendant de longues minutes, parfois sans trouver de véhicule.
Sur l’avenue des Poids lourds, quelques bus communément appelés « Esprit de mort » par les Kinois ont été aperçus en circulation malgré la grève.
Dans le sud-ouest de la capitale, au quartier Matadi Kibala, certains incidents ont été signalés.
Des inciviques ont caillassé des bus qui ont tenté de circuler.
La police s’est déployée dans la zone pour sécuriser les lieux.
Cette grève est menée par les chauffeurs de transport en commun qui dénoncent les mesures prises par l’autorité urbaine dans le secteur.
« Les chauffeurs expriment leur mécontentement en grevant ce lundi. Ils exigent l’assouplissement des mesures prises par les autorités de la ville, notamment l’instauration de la carte professionnelle. Nous travaillons avec beaucoup de contraintes à cause des mesures qu’on nous impose presque chaque mois. Nous voulons qu’il y ait de l’ordre dans ce secteur, mais là, nous sommes asphyxiés », a déclaré Miguens Nsonsa, président de l’Association des chauffeurs du Congo (Acco), section Mitendi.
En République démocratique du Congo, le droit de grève est reconnu par la loi.
Les autorités publiques privilégient généralement le dialogue entre les différents acteurs sociaux pour tenter de résoudre ce type de tensions.
Franck Mubeneshay
