A l’Onu, Félix Tshisekedi exige le retrait des troupes rwandaises et appelle à une solidarité internationale pour la paix en RDC

À la tribune de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a dénoncé mardi 23 septembre, l’agression rwandaise et a exigé l’application stricte de l’accord de Washington, désormais « indissociable » de la mise en œuvre de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays.

Le chef de l’État congolais a posé trois conditions jugées « non négociables » pour parvenir à une paix durable : le retrait des troupes rwandaises, la fin de leur soutien au M23-AFC et le rétablissement de l’autorité de l’État congolais dans les zones occupées.

« Tant que ces décisions ne seront pas exécutées, le sang des innocents continuera à couler », a-t-il averti, appelant l’ONU à veiller au respect de ces engagements.

Dans un discours au ton grave, Félix Tshisekedi a replacé le conflit congolais dans un contexte mondial marqué par l’affaiblissement du droit international et la multiplication des guerres.

Il a fait le parallèle entre les crises en Ukraine, au Moyen-Orient, en Birmanie ou encore au Yémen, et celle qui ravage l’est de la RDC depuis trois décennies, la qualifiant « d’entreprise prédatrice visant à piller nos ressources, effacer notre mémoire collective et détruire nos communautés ».

Refusant « charité et commisération », le président congolais a affirmé que son pays exige « justice, vérité et dignité », tout en réclamant une solidarité internationale plus ferme.

Sur le plan diplomatique, il a réaffirmé l’engagement de la RDC à jouer un rôle actif et responsable au Conseil de sécurité, où elle siègera comme membre non permanent pour la période 2026–2027.

Cette participation, a-t-il expliqué, sera axée sur la paix, la prévention et la résolution des conflits, avec une contribution à l’élaboration du Nouvel Agenda pour la paix et une réforme des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Enfin, Félix Tshisekedi a placé la jeunesse congolaise au cœur de sa vision, rappelant l’adoption par son gouvernement d’une Politique nationale de la jeunesse destinée à mobiliser cette force vive au service du développement national.

Franck Mubeneshay

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