La coordination du projet Marss-FBC a franchi une étape décisive ce mardi 16 décembre à Kinshasa. Au cœur d’une journée de réflexion organisée dans la capitale, le projet visant l’émancipation économique des agents de l’État a été officiellement validé sous forme de proposition de loi. Objectif, transformer durablement le quotidien des fonctionnaires congolais, actifs comme retraités.
C’est un tournant majeur pour le projet Matérialisation de la revanche du sol sur le sous-sol (Marss-FBC). Présenté comme un levier de croissance pour les agents publics, ce programme ne se contente plus d’être une simple initiative sectorielle, il ambitionne désormais de devenir un socle législatif solide.
Le coordonnateur du projet, Jean-Fidèle Boyoo, a été très clair sur la portée de cette démarche lors de ses échanges avec la presse. Pour lui, l’inscription de ce projet comme Loi est une condition sine qua non de son succès sur le long terme.
« Nous avons estimé que ce projet doit couler comme une Loi pour qu’il soit rentable, durable et pérennisé. Ce texte couvre la vie même de l’agent de l’État, y compris lorsqu’il arrive à l’âge de la retraite », a-t-il affirmé.
Cette validation par les parties prenantes ouvre la voie à la prochaine étape institutionnelle : le dépôt du texte à la Primature. Dans les jours à venir, le document sera transmis à la Première ministre afin que le Gouvernement s’en saisisse et le porte devant le Parlement.
Malgré l’enthousiasme, le chemin reste semé d’embûches. Jean-Fidèle Boyoo a pointé du doigt des « obstacles systémiques » liés à la nature transversale du projet. Bien que destiné aux agents de la Fonction publique, le projet Marss-FBC touche à une multitude de secteurs régis par différents portefeuilles ministériels : l’Agriculture pour l’exploitation des terres, les Affaires foncières pour l’attribution des espaces agricoles, la Pêche et l’Élevage, le Développement rural, ainsi que les Infrastructures et Transports pour la logistique et la mise en œuvre technique.
Face à cet enchevêtrement de compétences, la coordination Marss-FBC mise sur l’apport de la Cheffe du Gouvernement. « C’est ainsi que la Première ministre est mieux placée pour porter notre proposition de projet de Loi », a conclu le coordinateur, espérant ainsi briser la complexité administrative qui pourrait freiner cette révolution agricole au profit des agents de l’État.
Tony-Antoine Dibendila
