Transformer la diaspora congolaise en un porte-voix du «Genocost» et des «crimes oubliés», mission de l’ambassade de la RDC au Sénégal

Le dimanche 19 octobre, la communauté congolaise vivant au Sénégal a répondu à l’appel de Christophe Muzungu, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République démocratique du Congo pour le Sénégal, le Mali, la Gambie et le Cap-Vert. La rencontre, tenue à Dakar, avait pour principaux thèmes la question du « Génocide pour des gains économiques » ou « Genocost », et la future participation de la RDC à la Foire Internationale de Dakar (Fidak).

​Selon un communiqué officiel relayé par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), le diplomate a mis l’accent sur la nécessité de la reconnaissance des « crimes oubliés » en RDC.

L’Ambassadeur Muzungu a ainsi exhorté ses compatriotes à se muer en ambassadeurs de la cause du Genocost, en assurant une large diffusion de cet appel afin que justice soit rendue.

Le terme « Genocost » renvoie aux violences et exactions commises en RDC, notamment dans l’Est du pays, perçues comme étant motivées par l’exploitation illicite des ressources naturelles du pays.

​En outre, l’Ambassadeur a fait une annonce d’envergure économique et diplomatique, en confirmant la participation de la RDC pour la première fois à la 33ème Édition de la Foire Internationale de Dakar (Fidak).

Cet événement majeur de l’Afrique de l’Ouest, se tiendra du 07 au 31 décembre 2025. Cette présence marque une volonté de Kinshasa de renforcer ses liens commerciaux et sa visibilité sur la scène économique régionale.

​L’engagement de la diaspora dans la promotion du « Genocost » témoigne ainsi d’une stratégie diplomatique visant à sensibiliser la communauté internationale à la souffrance endurée par le peuple congolais.

En appelant la diaspora à porter cette cause, l’Ambassadeur Muzungu cherche à transformer chaque citoyen en un porte-voix pour la vérité et la réparation, s’inscrivant dans la démarche initiée par le président Félix Tshisekedi pour faire reconnaître ces drames historiques.

​La participation historique de la RDC à la Fidak, un demi-siècle après la création de cet événement, est également un signe fort. Au-delà des échanges commerciaux, elle pourrait servir de plateforme pour des discussions bilatérales, permettant à la RDC de présenter son potentiel économique, mais aussi d’intégrer son plaidoyer pour la paix et la sécurisation de ses richesses naturelles au cœur des débats économiques régionaux.

Tony-Antoine Dibendila

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