En marge de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), tenue à Yokohama au Japon, l’Égypte a réaffirmé son intérêt à accompagner la République démocratique du Congo dans la réalisation du mégaprojet hydroélectrique de Grand Inga.
L’annonce a été faite mercredi 20 août par le Premier ministre égyptien, Moustafa Kamal Madbouli, au cours d’un entretien bilatéral avec son homologue congolaise, Judith Suminwa, selon un communiqué de la Primature congolaise.
« L’Égypte, forte d’une solide expérience et d’un savoir-faire technique avéré dans le domaine des grands barrages et de la gestion de l’eau, est disposée à apporter son expertise et à participer activement à ce projet structurant pour toute la région africaine », a déclaré M. Madbouli, cité par la même source.
Le barrage de Grand Inga, situé sur le fleuve Congo, est considéré comme l’un des plus ambitieux projets énergétiques du continent.
S’il voit le jour, il pourrait produire plusieurs dizaines de milliers de mégawatts, permettant de répondre non seulement aux besoins énergétiques de la RDC, mais aussi d’exporter de l’électricité vers d’autres pays africains.
L’offre égyptienne intervient alors que Kinshasa poursuit ses démarches diplomatiques et économiques pour mobiliser des partenaires techniques et financiers autour de ce projet stratégique.
Pour la RDC, la coopération avec l’Égypte, qui dispose d’une longue expérience en matière de gestion hydraulique et de grands ouvrages comme le barrage d’Assouan, représente une opportunité majeure pour accélérer la concrétisation de Grand Inga.
Franck Mubeneshay
