La cellule de crise du Front Commun pour le Congo (FCC) a publié ce mardi 28 octobre un communiqué officiel dénonçant avec vigueur la nouvelle suspension du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), parti de l’ancien président Joseph Kabila.
Dans cette déclaration signée par son président Raymond Tshibanda Ntungamulongo, la plateforme politique fustige une “instrumentalisation éhontée de la justice et de l’administration” par le pouvoir en place, qu’elle accuse de vouloir museler toute opposition.
Selon le FCC, cette mesure “arbitraire et dénuée de toute base légale” illustre la “dérive tyrannique et liberticide” du régime du président Félix Tshisekedi.
Le communiqué évoque une “République transformée en goulag”, où “la répression et la peur deviennent les outils de gouvernement”.
Pour le regroupement politique pro-Kabila, cette suspension vise à “faire taire la voix du combat politique du Président honoraire Joseph Kabila Kabange”, présenté comme “symbole de souveraineté, de stabilité et de dignité nationale”.
Le FCC rejette catégoriquement la décision ministérielle et apporte son soutien à la direction du PPRD pour avoir choisi de “continuer à exercer librement ses activités”, en s’appuyant sur les “prescrits constitutionnels et légaux”.
“Aucun décret, aucune intimidation, aucune manœuvre administrative ne peut restreindre le droit fondamental d’un parti politique reconnu”, insiste le communiqué.
En toile de fond, la coalition kabiliste estime que cette affaire constitue une manœuvre de diversion pour détourner l’attention de la population des “véritables urgences nationales”, notamment “la misère sociale, l’insécurité persistante à l’Est, la corruption d’État et la faillite morale du régime”.
Appelant à une “mobilisation pacifique et déterminée” des forces démocratiques du pays, le FCC invite les Congolais à rejoindre le mouvement “Sauvons la RDC” pour “mettre fin à l’instrumentalisation de la justice et restaurer l’État de droit”.
Il appelle également la communauté régionale et internationale à “prendre la pleine mesure de la dérive dictatoriale en cours” et à intervenir “sans complaisance” pour éviter une déstabilisation durable de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs.
Franck Mubeneshay
