Les États-Unis ont exprimé vendredi 12 septembre 2025 leur satisfaction après la signature d’un mécanisme d’échange de prisonniers entre le gouvernement congolais et le mouvement armé M23, y voyant un signal fort en faveur de la désescalade dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique au département d’État américain, a qualifié l’accord de « pas décisif » vers la paix, tout en encourageant les parties à « capitaliser sur cette dynamique pour parvenir à un accord définitif ».
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) jouera le rôle d’intermédiaire neutre dans ce processus, chargé d’identifier, de vérifier et d’assurer la libération sécurisée des prisonniers des deux camps.
Washington a par ailleurs salué l’appui du Qatar, qui accompagne la médiation depuis Doha, où se tiennent depuis près d’un mois les négociations directes entre Kinshasa et le M23.
Selon le mouvement rebelle, environ 700 personnes proches de ses rangs seraient encore détenues par les autorités congolaises.
Le mécanisme prévoit l’établissement de listes officielles de prisonniers, validées par toutes les parties, avant leur libération progressive.
Des sources gouvernementales rappellent qu’en début d’année, près de 1.500 militaires congolais avaient été envoyés par le M23 à Rumangabo pour un « reconditionnement », tandis qu’en avril, plusieurs combattants cantonnés dans des sites de la Monusco à Goma avaient déjà été transférés vers Kinshasa grâce au CICR.
Ce dispositif constitue une étape supplémentaire dans les efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à mettre fin à plus d’une décennie d’instabilité dans le Nord-Kivu.
Franck Mubeneshay
