Le procès très médiatisé de la présumée braqueuse Honorine Porsche a pris une tournure inattendue ce mardi 11 novembre, devant le tribunal militaire de Kinshasa-Gombe, avec le témoignage du docteur Roland Nengi, psychiatre au Centre neuro-psycho-pathologique (CNPP).
Appelé à la barre en qualité d’expert, le médecin a affirmé que la prévenue souffrirait de troubles mentaux d’ordre antisocial, conséquence, selon lui, de traumatismes subis durant l’enfance.
« Honorine Porsche est ce qu’on appelle une personnalité antisociale. C’est vrai qu’elle paraît en bonne santé, mais sa tête est dérangée », a-t-il déclaré, suscitant un murmure dans la salle d’audience.
Selon le docteur Nengi, les antécédents psychologiques de la jeune femme seraient marqués par une enfance difficile, le refus de la garde de ses enfants et des dettes contractées auprès de plusieurs banques en Allemagne, où elle aurait séjourné pendant plusieurs années.
« Il y a beaucoup de gens à Kinshasa qui présentent des problèmes de dépression sans pourtant le savoir », a ajouté le praticien, soulignant la nécessité de mieux prendre en charge les cas de santé mentale dans le pays.
Le tribunal militaire devra désormais déterminer dans quelle mesure ces éléments médicaux peuvent influencer la responsabilité pénale de la prévenue, poursuivie pour association de malfaiteurs et vol à main armée.
Franck Mubeneshay
