Les porte-paroles du gouvernement congolais et de la présidence, Patrick Muyaya et Tina Salama, animeront ce mercredi à 12h00 à Washington (17h00 GMT) une conférence de presse consacrée à l’Accord de paix conclu entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sous la médiation du président américain Donald Trump et du secrétaire d’État Marco Rubio, a annoncé la Présidence congolaise.
Ce briefing intervient à la veille de l’entérinement officiel de cet accord majeur par les présidents Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda, prévu le 4 décembre à Washington.
Les deux chefs d’État doivent ainsi confirmer un texte signé dès le 27 juin par leurs ministres des Affaires étrangères.
L’accord vise à mettre un terme définitif à plus de 30 ans de déstabilisation de l’Est de la RDC, marquées par des conflits armés, des ingérences régionales et l’activisme persistant de groupes rebelles.
Selon le communiqué de la présidence congolaise, le texte repose sur une stratégie centrée sur l’intégration économique régionale, en particulier entre Kinshasa et Kigali, dans l’espace des Grands Lacs.
Cette approche entend encourager des mécanismes de coopération transfrontalière, des projets d’interconnexion économique et un cadre renforcé de dialogue politique, dans l’objectif de réduire les facteurs structurels de tension.
La médiation du président Trump, appuyé par son secrétaire d’État Marco Rubio, est décrite comme un élément clé dans la conclusion de cet accord, après plusieurs années d’impasses diplomatiques.
Washington espère, selon des sources officielles américaines, inscrire ce texte dans une dynamique de stabilisation durable de la région.
L’acte d’entérinement prévu le 4 décembre constituera la dernière étape formelle avant le déploiement des mécanismes convenus.
Il devra être suivi, côté congolais comme rwandais, de mesures concrètes d’application : sécurité frontalière, relance de projets économiques conjoints et mécanismes de suivi politique.
La conférence de presse de ce mercredi devrait apporter des précisions sur les engagements immédiats, le calendrier d’exécution et les attentes des deux capitales.
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