Depuis 2016, le Tribunal de paix de N’djili situé dans l’Est de Kinshasa, a enregistré un total de 2 230 cas de divorce, a révélé jeudi Carine Diakiese, greffière dudit Tribunal, dans un entretien avec la presse.
Ce chiffre alarmant concerne en grande partie de jeunes couples, dont l’âge varie entre 25 et 40 ans.
« Parlant du taux évolutif du divorce depuis 2016, nous avons comptabilisé 2 230 cas, et la majorité concerne des jeunes couples. L’âge moyen varie entre 25 et 30 ans, avec un maximum de 40 ans », a précisé Mme Diakiese.
La greffière a pointé plusieurs causes socioculturelles expliquant cette hausse, notamment le manque de préparation au mariage, l’impatience, la recherche effrénée de confort matériel, la concurrence dans le couple, le refus de soumission, ainsi que les cas d’infidélité.
Elle a également mis en lumière la responsabilité de certains parents, qu’elle accuse de ne pas transmettre une éducation équilibrée à leurs filles.
« Beaucoup de jeunes femmes entrent dans le mariage sans en comprendre les exigences. Certaines adoptent des comportements qui ne reflètent pas une bonne éducation familiale », a-t-elle souligné.
Cette situation met en évidence la nécessité d’une éducation conjugale renforcée, d’un accompagnement des jeunes avant et après le mariage, et d’une implication des familles dans la consolidation des valeurs de stabilité au sein du couple.
Franck Mubeneshay
