« La République vous regarde. Elle attend vos voix, elle attend vos récits, elle attend vos combats. Et que personne ne vous dise que votre parole ne compte pas. Car une nation qui laisse ses jeunes sans voix est une nation qui creuse sa propre tombe », a lancé le ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, ce jeudi 31 juillet à Kinshasa.
Le porte-parole du gouvernement intervenait lors d’une conférence-débat sur l’appropriation du narratif congolais par la jeunesse, organisée à l’Université des sciences de l’information et de la communication (Unisic), ex-Ifasic.
Cette rencontre, centrée sur la construction d’une paix durable en RDC, était animée conjointement avec Noella Ayeganagato, ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, et Marie-Thérèse Sombo, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire.
Dans un discours vibrant, Patrick Muyaya a insisté sur la nécessité pour la jeunesse congolaise de s’approprier le récit national :
« Il est plus que temps que les Congolais parlent du Congo, que les jeunes Congolais racontent le Congo. Et que les narrateurs de la paix ne soient plus étrangers à notre douleur. »
Pour lui, la parole de la jeunesse est une arme contre la résignation et un pilier de la pacification du pays, confronté aux violences armées, notamment à l’Est.
« Aujourd’hui à l’Unisic, nous ne débattons pas seulement d’idées. Nous dressons une muraille contre la résignation », a-t-il martelé.
Cette conférence s’inscrit dans les initiatives gouvernementales de mobilisation citoyenne, visant à renforcer l’éveil patriotique et à impliquer les jeunes dans la réconciliation nationale.
Les ministres présents ont appelé à transformer les récits des jeunes en leviers de cohésion sociale et de paix durable, alors que le pays s’apprête à affronter des défis sécuritaires et politiques majeurs.
Franck Mubeneshay
