RDC : Mwant Jet dénonce l’immobilisation de son avion et les «interférences politico-judiciaires»

La compagnie aérienne congolaise Mwant Jet exprime son indignation face à l’immobilisation de son aéronef sur décision du parquet de Kinshasa/Matete, qu’elle juge « illégale et arbitraire ». Dans une mise au point transmise à la presse, la société rejette les affirmations contenues dans une tribune du Professeur Taylor Lubanga, publiée le 22 octobre, et l’accuse de défendre « les intérêts d’un associé minoritaire », Madame Gueda Yav Wicht Amani, tout en usant de son statut de Conseiller du Président de la République dans une affaire qu’elle qualifie de « purement privée ».

Selon Mwant Jet, le litige opposant les deux associés, Gueda Yav et Michael Yav Tshikung, est toujours en instruction.

La compagnie précise que l’arrêt RCEA 327/OPP/RCEA 277, qui avait permis à Mme Gueda Yav de convoquer une assemblée générale, « viole le droit OHADA » et que les résolutions issues de cette assemblée sont attaquées en annulation devant le parquet de Kinshasa/Matete sous le numéro RCE 2323.

Mwant Jet ajoute que la décision judiciaire RMUA 198, évoquée par le Professeur Lubanga pour justifier la saisie de l’avion, a été suspendue par un autre arrêt, le RMUA 203, rendant ainsi « illégale l’immobilisation de l’aéronef ».

La société affirme que « l’Acte uniforme sur les voies d’exécution de l’OHADA n’autorise pas la saisie d’un outil d’exploitation », l’aéronef étant essentiel à ses activités.

Elle soutient également que « le parquet n’est pas un agent d’exécution » et que la décision d’immobiliser son avion ne repose sur aucune base légale.

Mwant Jet s’interroge sur les motivations du Professeur Lubanga, qui, selon elle, « omet volontairement de mentionner » que le dossier ayant servi de fondement à la décision d’immobilisation avait été classé sans suite en 2020, avant même l’acquisition de l’aéronef.

La société rappelle également que Mme Gueda Yav a déjà introduit, à deux reprises, une demande de dissolution de Mwant Jet, sans succès, et n’a jamais procédé à une remise et reprise avec les administrateurs provisoires pour permettre un audit de sa gestion.

Face à ce qu’elle qualifie d’« influences politiques et judiciaires nuisibles au climat des affaires », la compagnie appelle à une justice équitable et indépendante.

« Une telle justice permettrait à Mwant Jet de poursuivre ses activités, de désenclaver certaines provinces, de préserver les emplois créés et de contribuer au développement du transport aérien en RDC », conclut la note signée Michael Yav, administrateur provisoire de la société.

La rédaction

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