Martin Fayulu a rejeté ce mardi les récents accords conclus par le gouvernement congolais, estimant qu’aucune initiative d’intégration régionale ne peut prospérer tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC demeurent menacées.
Dans un message solennel, le leader de la coalition Lamuka a dénoncé à la fois l’accord d’intégration régionale signé à Washington et l’accord-cadre conclu à Doha avec l’AFC/M23, qu’il juge inappropriés au regard du contexte sécuritaire dans l’Est du pays.
Selon Fayulu, ces démarches interviennent alors que « la nation fait face à une menace qui vise son existence même », évoquant l’occupation de certaines zones par les forces rwandaises et ougandaises.
Il met en doute la crédibilité d’une coopération régionale avec des États qualifiés d’« agresseurs », affirmant qu’aucune intégration durable ne peut se fonder sans égalité, respect des frontières et souveraineté pleine et entière.
L’opposant a également récusé l’accord signé à Doha le 15 novembre 2025, estimant qu’il ne peut constituer la base d’une paix durable.
À ses yeux, les discussions auraient dû s’appuyer sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU et viser un cessez-le-feu clair, plutôt qu’un « accord d’abdication » susceptible, selon lui, de compromettre l’avenir du pays.
Fayulu affirme par ailleurs que ni la pression internationale ni les médiations étrangères ne peuvent primer sur la sécurité du Congo.
Il appelle plutôt à une mobilisation nationale et presse le président Félix Tshisekedi de convoquer sans délai un dialogue national inclusif.
À défaut, avertit-il, « l’histoire vous tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec Messieurs Kagame et Kabila ».
Pour le leader du mouvement « Camp de la Patrie », seule une cohésion nationale forgée « d’une seule voix » permettra à la RDC de faire face aux menaces qui pèsent sur son unité, sa souveraineté et son avenir.
La rédaction
