La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation, Marie Thérèse Sombo, a été au cœur du dialogue intergénérationnel organisé ce mercredi 3 décembre à l’Institut National des Arts (INA) de Kinshasa.
Initiée en collaboration avec ONU Femmes, cette rencontre placée sous le thème « Jeunes leaders transformateurs pour toujours », visait à rapprocher la jeunesse congolaise des femmes leaders afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de décideurs.
Dès l’ouverture du forum, Marie Thérèse Sombo a donné le ton.
Elle a exhorté les jeunes à s’engager sans réserve dans la construction nationale, les invitant à voir grand, prendre des initiatives et devenir des moteurs de transformation.
Son message, empreint de détermination et de pédagogie, a dominé la première partie des échanges.
Aux côtés de la ministre, Clémentine Sangana, chargée de programmes à ONU Femmes, a rappelé l’importance d’une immersion professionnelle précoce pour les étudiants.
Elle a plaidé pour l’organisation de journées portes ouvertes dans les ministères, estimant que le manque d’exposition au monde réel du travail fragilise l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.
Le forum a également mis en lumière un exercice inédit : des étudiants de l’ISTA, de l’INA, de l’UNIKIN, de l’UPC, de l’UCC et de la HEC ont participé à une simulation de réunion ministérielle, un jeu de rôle qui leur a permis de présenter des propositions politiques directement devant la ministre.
Cette immersion a servi de véritable atelier de leadership et de prise de parole.
Lors du débat qui a suivi, consacré au leadership et au parcours personnel de Marie Thérèse Sombo, celle-ci a insisté sur la dimension humaine de la fonction.
Oui, a-t-elle affirmé, tout le monde peut devenir leader, à condition d’ancrer son action dans le respect, les valeurs et le courage.
Le leadership, a-t-elle expliqué, est avant tout « un savoir-être », qui exige de repousser les limites, d’oser et de maintenir un équilibre physique et mental solide.
La ministre a également livré un message fort sur la place de la femme dans la société congolaise.
Elle a dénoncé les préjugés qui associent ambition féminine et instabilité familiale, rappelant qu’une femme peut être mariée, avoir des enfants et mener une carrière exigeante.
Une prise de position qui a résonné avec force auprès des participantes.
FM
