La Société nationale d’électricité (Snel) a perdu le contrôle de plusieurs installations stratégiques dans l’Est de la RDC, notamment les centrales hydroélectriques de Ruzizi I et Ruzizi II, en raison de l’occupation illégale de certaines zones par les RDF et leurs supplétifs du M23-AFC.
C’est ce qu’a déclaré, ce mercredi, le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Aimé Molendo Sakombi, lors de sa réponse au Sénat à la question orale avec débat du sénateur Janvier Mwisha.
Selon le ministre, cette situation empêche la Snel d’exercer normalement ses activités dans ces territoires, mettant ainsi en péril une partie de l’approvisionnement énergétique national.
Les deux barrages concernés représentent une capacité de 29,8 MW pour Ruzizi I et 24 MW pour Ruzizi II, dont 8 MW réservés à la RDC.
Les conséquences humaines sont également importantes. Plusieurs agents ont dû être retirés de ces zones pour être réaffectés et pris en charge dans d’autres villes du pays, a indiqué Aimé Molendo Sakombi.
Il a par ailleurs souligné que la RDC ne peut plus participer aux activités techniques relatives aux grands projets énergétiques régionaux dans les Grands Lacs, une absence qui fragilise la coopération et le développement de l’intégration énergétique dans la région.
Le ministre a conclu en rappelant que la sécurisation des infrastructures critiques demeure indispensable pour garantir la continuité des services publics essentiels et préserver les intérêts stratégiques du pays.
Franck Mubeneshay
