Le président de la Fédération de Karaté du Congo, Freddy L’Akombo, a été interpellé samedi 9 août pendant près de trois heures après avoir troublé l’ordre public dans les locaux de la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
L’incident est survenu peu après la réception offerte par le président de la République, Félix Tshisekedi, en l’honneur des athlètes congolais récemment médaillés lors de compétitions continentales.
Selon des témoins, L’Akombo se serait emporté bruyamment, protestant contre le fait de ne pas avoir été autorisé à accéder à la salle où les sportifs recevaient leurs cadeaux présidentiels.
D’après des sources proches de l’organisation, les responsables techniques et encadreurs devaient recevoir leur dotation après que les athlètes aient obtenu la leur, légèrement supérieure.
Une disposition que le président de la Fédération de karaté n’aurait pas acceptée, créant ainsi une vive agitation.
Dans les milieux du sport et de la politique, l’incident suscite de vives réactions.
Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer des sanctions exemplaires à l’égard de ce dirigeant sportif, jugé indiscipliné et auteur d’un comportement indigne lors d’une cérémonie officielle présidée par le Chef de l’État.
L’affaire met en lumière les tensions persistantes dans la gestion des fédérations sportives congolaises et relance le débat sur la discipline et l’éthique des responsables appelés à encadrer la jeunesse sportive.
Franck Mubeneshay
