Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) Filippo Grandi a dénoncé, mardi à Kinshasa, l’activisme de 260 groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), accusés de violences massives et de violations graves des droits humains.
Selon lui, ces milices, nationales et étrangères, alimentent un cycle récurrent de conflits, en grande partie lié au contrôle des ressources minières dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika.
Dans le même registre, le responsable onusien a révélé que la RDC occupe désormais la deuxième place en Afrique en nombre de déplacés internes, avec près de 5,92 millions de personnes contraintes de fuir leurs foyers au 31 mars 2025.
Cette crise humanitaire est attribuée à la guerre d’agression menée par le Rwanda dans la partie orientale du pays, a précisé le HCR.
Reçu à la Cité de l’Union africaine par le Président de la République, Filippo Grandi a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue de la communauté internationale afin de soutenir les efforts de stabilisation et de protection des populations congolaises victimes de cette insécurité chronique.
La persistance des violences dans l’Est du pays continue de fragiliser les initiatives de paix et de développement, accentuant la vulnérabilité des millions de déplacés internes, dont la majorité reste sans assistance adéquate.
Franck Mubeneshay
