Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions aux premières heures du lundi 29 décembre. La décision émane du chef d’état-major général de l’armée congolaise, selon l’Agence congolaise de presse (ACP).
D’après plusieurs sources concordantes, cette suspension fait suite à des propos jugés discriminatoires à l’encontre de la communauté tutsi.
En cause, une intervention du général Ekenge diffusée à la télévision nationale, au cours de laquelle il avait déconseillé aux Congolais de contracter mariage avec des femmes tutsi, évoquant un risque d’« infiltrations » au plus haut niveau de l’État.
Ces déclarations ont suscité de vives réactions, tant sur le plan national qu’international.
La Belgique, notamment, a officiellement condamné ces propos par la voix de son ministre des Affaires étrangères, dénonçant des déclarations contraires aux valeurs de respect et de cohésion sociale.
Aucune communication officielle détaillée des FARDC n’a encore précisé la durée ni les modalités de cette suspension.
Toutefois, cette décision intervient dans un contexte sécuritaire et diplomatique sensible, marqué par une vigilance accrue des autorités congolaises face aux discours susceptibles d’exacerber les tensions communautaires.
FM
