Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a saisi, ce vendredi 15 août, le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe pour des poursuites contre l’artiste comédienne Labista Moana, alias Tshabatshuba.
Selon un courrier signé par le président du CSAC Christian Bosembe, l’intéressée est accusée de se livrer, depuis un certain temps, à une série de danses jugées obscènes, dénommées « Magoda », dans des lieux publics de Kinshasa.
Devenues virales sur les réseaux sociaux, ces prestations sont considérées par l’organe de régulation comme portant atteinte aux bonnes mœurs et faisant l’apologie de l’immoralité, en violation de plusieurs dispositions légales régissant la presse, l’audiovisuel et la communication en RDC.
Le CSAC affirme avoir convoqué à plusieurs reprises Mme Labista Moana pour l’entendre sur ces faits.
Mais, selon la lettre, l’artiste aurait délibérément ignoré ces interpellations, contrevenant ainsi à l’article 35 de l’Ordonnance-loi n° 023/009 du 13 mars 2023, qui impose à toute personne convoquée par l’institution de se présenter pour répondre aux griefs retenus.
Pour le régulateur, ces agissements constituent à la fois des manquements aux règles de la presse et des infractions pénales.
Il a donc transmis le dossier au procureur de la République pour que « la rigueur de la loi » soit appliquée.
Le CSAC se dit prêt à fournir d’autres éléments au Parquet afin d’éviter que « la morale des enfants mineurs, en cette période des vacances, ne soit saturée de pratiques immorales ».
Franck Mubeneshay
