La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a ouvert l’Atelier national de concertation consacré au Programme Sino-Congolais, réaffirmant la volonté du Gouvernement d’assurer un pilotage stratégique renforcé de ce partenariat majeur pour le développement national.
Cette rencontre vise notamment à rendre pleinement opérationnelle la Loi n°14/005 de 2014, qui encadre le régime d’exonération du programme « ressources contre infrastructures ».
Selon la Primature, l’objectif central est de clarifier les procédures et d’harmoniser les pratiques entourant les projets inscrits dans ce partenariat, dont Sicomines, considéré comme l’un des leviers essentiels de modernisation du pays.
Dans son allocution, la Cheffe du Gouvernement a souligné l’importance de cet atelier dans un contexte où la RDC poursuit sa marche vers « une reconstruction durable et inclusive », conformément à la vision du Chef de l’État et aux priorités du Programme d’Actions du Gouvernement.
Judith Suminwa a précisé que la démarche ne vise pas à remettre en cause les acquis du partenariat sino-congolais, mais à le rendre plus performant, équilibré et transparent.
Elle a insisté sur l’urgence de finaliser les arrêtés interministériels nécessaires pour assurer l’application effective de la Loi 14/005, condition indispensable à une gouvernance améliorée et à une meilleure redevabilité.
Évoquant la coopération internationale, la Première Ministre a réaffirmé que le partenariat avec la Chine demeure un « pilier stratégique » pour la RDC.
Toutefois, elle a plaidé pour une évolution du cadre de collaboration afin de répondre aux exigences actuelles de transparence, d’efficacité et de bénéfices concrets pour la population, notamment à travers la construction d’infrastructures, la création d’emplois, la formation des jeunes et l’amélioration du bien-être collectif.
Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement compte renforcer la coordination entre les ministères sectoriels, les régies financières et l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC).
Son directeur général, Freddy Yodi Shembo, a salué la portée institutionnelle de cet atelier, qualifié « d’instrument majeur de développement ».
Revenant sur l’avenant n°5 résultant de la renégociation du contrat Sicomines signé en 2008 et réajusté en 2024 il a insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue entre institutions publiques et partenaires privés pour garantir l’efficacité du modèle intégré « ressources contre infrastructures ».
Franck Mubeneshay
