Après trois ans d’un procès marqué par de nombreux rebondissements, la Haute Cour militaire (HCM) a rendu, ce jeudi 21 août, son verdict dans l’affaire François Beya Kasongo, ancien conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité.
L’ex-homme fort de la sécurité présidentielle a été acquitté, de même que deux de ses co-accusés.
En revanche, deux autres prévenus ont été condamnés à 17 mois de prison pour violation des consignes une peine déjà purgée au moment du jugement.
L’affaire François Beya avait retenu l’attention nationale et internationale depuis son arrestation en février 2022.
Accusé notamment de « complot contre la sûreté de l’État », celui que l’on surnommait « l’œil du président » avait toujours clamé son innocence.
Le procès, ouvert devant la Haute Cour militaire, avait connu plusieurs reports et tensions, alimentant les débats sur la transparence de la procédure et l’indépendance de la justice militaire en RDC.
L’acquittement de François Beya est perçu comme un tournant politique et judiciaire. Si ses partisans saluent « une victoire de la vérité et du droit », d’autres observateurs s’interrogent sur les implications de ce verdict dans les équilibres sécuritaires et politiques au sein du pouvoir.
Son avenir politique reste désormais en suspens, alors que certains proches l’encouragent déjà à reprendre un rôle public actif.
Franck Mubeneshay
