L’opposant politique congolais Jacky Ndala a quitté, ce samedi 20 septembre, la prison centrale de Makala à Kinshasa après plus de dix mois de détention. Le Tribunal de paix de Kinshasa/Kinkole lui a accordé, jeudi dernier, une liberté provisoire pour raisons sanitaires, au regard de la dégradation inquiétante de son état de santé.
Ancien coordonnateur national de la jeunesse du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et ex-journaliste, Jacky Ndala avait été arrêté le 6 novembre 2024 pour « propagation de fausses rumeurs ».
Le 18 décembre 2024, il avait été condamné à deux ans et six mois de prison par la même juridiction.
Ses avocats et plusieurs organisations de la société civile avaient dénoncé une incarcération jugée « politique » et alerté à plusieurs reprises sur les conditions précaires de sa détention dans la prison de Makala, connue pour sa surpopulation et son insalubrité.
Ces derniers mois, l’opposant avait subi une hospitalisation et rédigé, le 8 septembre, un testament dans lequel il exprimait sa crainte de mourir en prison, tout en appelant à poursuivre le combat pour la justice et la liberté en République démocratique du Congo.
Franck Mubeneshay
